Principe II : Le crédirentier prête au débirentier, qui l’assure en retour contre le risque de longévité, .
Le débirentier et le crédirentier peuvent chacun tirer profit d’une transaction viagère. C’est une situation “gagnant-gagnant” ! Il est essentiel de comprendre les raisons de ce bénéfice mutuel.
Le crédirentier pourrait vendre son bien au comptant et souscrire une rente viagère auprès d’une compagnie d’assurance. Pourquoi le viager est-il plus intéressant ?
Avec l’usufruit, il conserve le droit d’occuper les lieux mais cet avantage est à relativiser. D’abord, d’autres acquéreurs auraient peut-être offert un prix plus élevé pour un bien immédiatement disponible. Par ailleurs, l’usufruit “facturé” au crédirentier correspond au loyer qu’il aurait dû payer. L’avantage d’un usufruit est donc avant tout pratique ou sentimental, contrairement à ce qui est parfois avancé.
Le viager permet au crédirentier de bénéficier d’une rente viagère à des conditions avantageuses.
- Les compagnies d’assurance répercutent leurs frais de gestion et leurs marges sur les rentes servies, ce qui les réduit de de 15 à 20 % ;
- Depuis une décision de la CJUE en 2012, les tables de mortalité des rentes viagères pénalisent les rentiers masculins.
En éliminant ces “frottements”, le crédirentier peut acquérir une rente à des conditions financières nettement plus avantageuses qu’avec une compagnie d’assurance.
Le débirentier verse un bouquet, inférieur à la valeur totale du bien. Mais cette “décote” représente en réalité un prêt consenti par le crédirentier. Comme un prêt n’est pas un don, le débirentier le rembourse en versant une rente et en laissant l’usufruit du bien au crédirentier.Toutefois, lorsque le viager est évalué de manière équitable, le coût combiné de la rente et de l’usufruit reste inférieur à celui d’un prêt bancaire.
Le débirentier et le crédirentier tirent un avantage mutuel d’un viager au juste prix : l’un bénéficie d’un taux d’emprunt réduit, l’autre d’une rente plus abordable.
