Principe I : La valorisation doit être équitable pour le crédirentier et le débirentier.

La valorisation d’un viager doit être équitable. C’est évident ! En fait, pas complètement…
Juridiquement, tant que certaines conditions minimales sont remplies (valeur vénale raisonnable du bien, présence d’un aléa, etc.), débirentier et crédirentier peuvent librement négocier les termes d’un viager. Dès lors, les conditions d’un viager peuvent être inéquitables sans être illégales. Le Code Civil l’affirme d’ailleurs clairement : “La rente viagère peut être constituée au taux qu’il plait aux parties contractantes de fixer“. Vous voilà prévenus !
Economiquement, des hypothèses inadaptées, par exemple sur les tables de mortalité ou le taux d’intérêt, peuvent biaiser la valorisation. Ainsi, les tables de mortalité retenues sont parfois inadaptées pour une population de crédirentiers. De même, les viagers sont généralement chers lorsque les taux d’intérêt sont bas et plus abordables lorsqu’ils sont élevés. Dans certains cas, l’écart au juste prix peut dépasser 20 % et le débirentier ou le crédirentier se sentiront floués.
Fort heureusement, actuaires et économistes maîtrisent depuis longtemps des techniques de valorisation des rentes et des viagers. Leurs premiers travaux remontent à Jean de Witt, au XVIIème siècle, dont Alexandre Dumas narre la fin tragique dans La Tulipe Noire. Par la suite, les compagnies d’assurance-vie et les caisses de retraite ont grandement perfectionné ces techniques afin d’évaluer leurs engagements au passif.
On dispose maintenant de techniques éprouvées qui permettent une valorisation équitable des viagers.
Viager 2.0 les applique de façon transparente, dans l’intérêt du crédirentier et du débirentier.
Les techniques de valorisation équitable d’un viager existent depuis longtemps.
Malheureusement, rien n’oblige les viagéristes à les utiliser …
