Les méthodes de valorisation des viagéristes manquent souvent de transparence. Dès lors, Les viagers sont-ils plus coûteux qu’une acquisition au comptant ?
Une étude de Viager 2.0, résumée ici, aborde cette question.
A partir de 2 800 observations recueillies sur les sites de Renée Costes et Viagimmo, cette étude constate que les viagers ont reviennent généralement plus cher qu’une acquisition classique. Si l’on admet que la valeur vénale dans ces annonces est correcte, le surcoût médian atteint respectivement de 8.5 % et 3.8 %, pour ces deux réseaux.
Ce surcoût dépend de l’âge des crédirentiers, avec des viagers plus coûteux pour les plus jeunes. Probablement à cause des tables de mortalité utilisées, les biens proposés par les viagéristes sont moins attractifs lorsque le crédirentier est sexagénaire.
Cependant, la cherté des viagers est très variable. On trouve des viagers dont le coût d’acquisition attendu s’écarte de 15 ou même 20 % de la valeur vénale du bien. On trouvera donc quelques opportunités de “bonnes affaires”, mais aussi beaucoup de viagers au coût excessif.
De tels écarts plaident aussi pour une plus grande transparence des viagéristes sur leurs techniques de valorisation.
